Background de Duncane
Un article de AlbionYs.Net.
C’est l'histoire d'un jeune orphelin du royaume d'Albion. Nous sommes aux alentours de l’association Lethantis, la forêt et sombre et notre jeune ami n’est guère rassuré par les créatures qu’il aperçoit au loin.
Ecoutez donc comment il en est arrivé à cette situation, et comment il va s’en sortir.
Or il advint qu'un jour près du royaume de Gaunes qui était depuis un moment déjà rattaché au royaume d’Albion où un Arthur encore fort quoique vieillissant, régnait avec justice et fermeté, un jeune orphelin venait d'être découvert. Il avait environ 3 ans, et comme vous le savez sans doute, à cet age, on ne sait à peine parler, et l’on a encore moins de connaissances.
Ne sachant s'il était serf ou libre de naissance le Roy Bohort décida de lui donner le statut d'homme libre. Bohort aimer d’ailleurs à répéter à ce sujet, c’est un moindre mal de libérer un fils de serf que d’asservir un fils d’homme libre.
Baptisé Duncane devant l’église et les hommes, notre jeune orphelin commença donc sa vie au château. Les premières années n’ont rien de notable, si ce n’est que confié au chapelain local, avec les autres enfants de son âge, il fit preuve d’un grand intérêt pour les lettres, et apprit très vite à lire, écrire et compter, savoir que d’autres mettent parfois longtemps à acquérir.
Passé 7 ans, et comme le voulait la coutume, il fut placé en apprentissage chez les différents maîtres d’œuvre du château et du village avoisinant. Ayant ainsi l’occasion d’apprendre de nouveau, notre jeune Duncane se montra particulièrement avide de savoir, et s’intéressa fortement à toute les subtilités techniques du métier de couturier. Vous le savez tous, ce n’est pas en quelques mois que l’on apprend un métier, mais pendant ces quelques mois passés chez le maître couturier, il se découvrit une penchant pour cet artisanat et devint un couturier passable.
Le jeudi était le jour de repos, il le passait, à chaque fois qu’il le pouvait en compagnie de ses amis Tancred, Kamishi et Caderal, qui bien que enfant de nobles n’avait pas les même à priori face aux roturiers, et n’hésitaient pas à se mêler aux enfants du peuple pour jouer. Kamishi, la belle et douce Kamishi qui au lieu de rester avec les autres jeunes filles, allait souvent dans les bois environnants ou d’épiques batailles imaginaires se sont déroulées. Si son père l’avait su, elle eut été envoyée sans aucune contestation possible au plus proche couvent, mais heureusement pour elle, il ne l’apprit jamais.
Son plus mauvais souvenir de cette époque fut son séjour au moulin. Il y était alors avec le neveu du meunier, un nommé Dolorien, avec lequel il ne s’entendait pas. Ce dernier profitait de l’indulgence, ou de la complicité, de son oncle à son égard pour toujours faire en sorte que Duncane soit responsable de ce qui allait mal.
Peu avant ses 12 ans, l’une des dernières grandes guerres de l’époque d’Arthur éclata, les chevaliers s’armèrent, et les écuyers préparèrent leurs bagages. Bohort organisa une caravane de ravitaillement pour suivre la colonne des chevaliers, et c’est ainsi que notre ami se retrouva avec quelques uns de ses amis sur les routes, à conduire des chariots de vivres suivant de près une vague d’acier et de sueur. Heureux de visiter un peu le pays, et de traverser la mer, Duncane se remplissait les yeux du décor, cherchant à en graver les plus beaux détails dans sa mémoire.
Tancred, son ami de toujours, était devant, parmi les chevaliers, où il devait servir d’écuyer à son père, Caderal et Kamishi, leur compagnons de jeu, dont les dons pour les soins avaient été remarqués par le chapelain, se tenaient à l’arrière, vêtus de leur bures d’acolytes, ils accompagnaient le chapelain et ses frères, venus du monastère voisin.
Le soir venu, ils se retrouvaient autour du feu, après leurs corvées respectives et se racontaient des histoires à faire peur, s’échanger des blagues, ou tâcher de se réconforter de leur présence mutuelle quand la contrée leur avait semblée menaçante.
Après plusieurs semaines de voyage, notre joyeuse équipée arriva enfin sur les lieux de la bataille, ils montèrent le camp non loin de celui d’Arthur, et reçurent leurs nouveaux devoirs.
Tancred devait s’occuper des armes, veiller à ce qu’elles ne rouillent pas et les nettoyer après la bataille, il devait également s’occuper des chevaux, avant et après le combat, et également aider son père à se préparer. Rien de bien compliqué pour un écuyer de métier, mais pour quelqu’un qui ne connaît pas, c’est parfois plus délicat. Aidé par les autres écuyers, il apprit bien vite comment bien faire, et les petites astuces qui distinguent un bon écuyer d’un mauvais.
Caderal et Kamishi, jugés trop inexpérimentés pour être utile sur le champ de bataille furent expédié dans la zone où l’on rassemblait les blessés que l’on ne pouvait soigner sur le champs de bataille, ou que l’on avait pas le temps de soigner, et leur courage fut mis à rude épreuve, par l’odeur qui émanait du lieu ou la chair pourrissait. Ils mirent tout leur cœur et leur foie dans la tâche, et sous la direction d’un clerc trop âgé ils perfectionnèrent leurs connaissances des soins aux blessures, poisons et autres brûlures.
Duncane, quant à lui, était de service, au propre comme au figuré, il était page, et devait donc remplir diverses missions au cours de sa journée. Porter des messages, parfois jusqu’à la ville la plus proche, aider les écuyers dans leurs travaux, aider les soigneurs, en allant chercher diverses plantes pour la confection de cataplasmes, aider à préparer les repas, servir les repas, et encore bien d’autres choses. C’est lors de cette dernière tache, qu’il vit pour la première fois le Roy Arthur. Un soir, après la bataille, Bohort et Arthur arrivaient au pavillon royal pour s’y restaurer et Duncane, s’y trouvait, remplaçant au pied levé, un serviteur trop malade pour travailler.
Quelques jours plus tard, notre jeune page, se sentant un peu exploité fut envoyé porter un message dans la ville voisine. Armé, afin de se défendre contre les bêtes sauvages, ou mettre fin à ses jours avant d’être capturé, il coupa par un bois qui d’après la carte qu’il avait mémorisée, devait raccourcir son chemin de plusieurs lieues. C’est ainsi qu’il tomba sur Kamishi, au prise avec deux loups. Elle qui devait ramasser certaines plantes, et champignons, les réserves des soigneurs commençant à se faire basses. Notre Duncane, n’écoutant que son courage et son secret amour enfantin pour Kamishi, fonça à la rescousse, et parvint malgré son manque d’expérience à l’épée, à tuer le premier loup et à mettre en fuite le second. Inutile de préciser que le cheval, une monture de guerre, l’aida fortement en piétinant le loup blessé et en chargeant le second.
Il se retrouva donc à remplir la besace de Kamishi, cette dernière étant trop secouée pour le faire, puis il fit monter la demoiselle de son cœur en croupe sur son cheval, et s’en fut galopant vers sa mission. La jeune acolyte ne souhaitant pas rentrer seule, lui avait demandé la permission de l’accompagner.
De retour au camp, après le passage par le château voisin, Kamishi narra à son père l’histoire de son sauvetage, et celui-ci impressionné par le sang froid de Duncane, décida de l’adopter pour le récompenser, et par conséquent de le faire anoblir. Thelvaen Idaho alla donc voir Bohort dont il était le sénéchal, et celui-ci lui ayant donné son accord, on fit venir les reliques, devant lesquels Duncane jura de défendre l’honneur des Idaho pendant que le greffier inscrivait son nom sur les armoires de la famille.
Ce soir là, au campement, Tancred, Kamishi, Caderal et Duncane, fêtèrent son anoblissement et son adoption. Et ayant arrosé la soirée de quelques bières s’endormir autour de leur feu. Les soldats de faction, non loin, sourire en voyant les jeunes heureux en ces temps troublés. Ce n’est que le lendemain, à table, avec son père, et sa sœur, qu’il comprit que la belle Kamishi lui serait à jamais interdite. Il se jura donc de la protéger coûte que coûte des méchants, et oui sa conception du monde était encore un peu simpliste.
Le temps passant, la coalition forgée par les Hiberniens et les Midgariens, et après quelques semaines de guerre, certains pactes se rompirent. Amis d’un jour et ennemis du lendemain, ils commencèrent donc à se battre. Profitant de cette faiblesse, Arthur et ses vassaux réussirent à bouter les envahisseurs hors des terres Albionaises. Cette victoire, et la façon dont elle avait été orchestrée, fut gravé à jamais dans la mémoire de notre jeune Duncane, et ce sont ces événement qui plus que tout l’ont poussé par la suite à vouloir se battre pour son Roy, Arthur, et pour défendre Albion.
Sur le chemin du retour les rois et leurs proches conseillers allèrent voir un ermite dont ils avaient entendu parler. Les rumeurs à son sujet, faisait état de sa grande sagesse, et toute cette noble compagnie souhaitait tenir conseil avec lui pour savoir s’il était sage de porter la guerre dans le pays des envahisseurs, ou s’il fallait au contraire négocier une trêve entre les peuples, ainsi que le émissaires de Midgar et d’Hibernia l’avaient suggéré.
Quelques heures de chevauchée, notre compagnie vit donc une chaumière et se dirigea vers elle, tout en devisant du paysage alentour qui est fort étrange en vérité. Les arbres bien qu’étant connus présentent des formes étranges, et ne semblent pas fait de simple bois. Les ronces et autres broussailles semblent également avoir été disposé comme pour s’opposer au passage des hommes, mais étrangement, la troupe progressait à bonne allure. Toutefois, notre jeune Duncane, remarqua, après s’être immobilisé pour examiner un arbre, que plus s’il s’éloigne quelque peu du Roy Arthur, les jarrets de son cheval commençaient à se prendre plus régulièrement dans la verdure environnante le ralentissant un peu. Ne souhaitant pas se faire distancer, il s’empressa bien vite de rattraper la troupe.
Arrivé à quelques mètres de la bâtisse, un vieillard presque édenté, et dont la tête présentait toute une variété de bosse, et autres difformités, salua la compagnie, et notamment Arthur avec une certaine familiarité qui choqua tout le monde. Arthur que ses expériences passées ont rendu beaucoup plus tolérant à l’égard des sages et des ermites ne s’en offusqua pas, et d’un signe de la main, ramena le calme dans la compagnie. Puis il prit la parole et salue de la sorte :
- Bien le bonjour, vieil homme, mes compagnons et moi-même avons entendu des rumeurs à ton sujet, vantant ta sagesse et ta connaissance des passés et à venir. Nous souhaitons nous entretenir avec toi de la meilleure conduite à tenir.
Et le vieil homme de répondre :
- Ce cher Arthur, me consulter moi, pour savoir s’il doit faire la guerre ou non. Voilà bien une chose étrange.
Tout le monde était surpris que l’ancien sache non seulement l’identité du Roy, mais encore plus la raison de leur venue chez lui. Celui-ci ne leur laissant pas le temps de reprendre leurs esprits leur dit :
- Entrez donc, tous, n’ayez crainte de laissez vos chevaux dehors, il ne s’enfuiront pas.
Ils descendirent donc de selles, prirent soin de brosser leurs chevaux pour ôter les herbes et autres brindilles prises dans leurs robes. Puis ils entrèrent, pour y découvrir un intérieur chaleureux bien que simple, démuni de luxe, mais non de confort. Aidé des plus jeunes et donc de Duncane et Kamishi, l’ancien servi un rafraîchissement à tout le monde, causant à nouveau la surprise général parce qu’il avait assez de couverts pour tous. Notre compagnie se restaura donc, et profita également de ces quelques instants de calme pour se reposer. Ils devisèrent donc de tout et de rien, attendant que l’ancien reprenne la parole. Ce qu’il fit peu après que tous se sentent bien reposé.
- Si ces messieurs les rois et leurs sénéchaux veulent bien me suivre à l’étage, ce que nous allons dire n’est pas pour toutes les oreilles.
Puis examinant les jeunes, il s’attarda un long moment sur Duncane, semblant déceler quelque chose en notre ami, avant d’ajouter :
- Tâchez de ne pas casser mon modeste mobilier lors de vos jeux, il est particulièrement pénible à mon âge de le réparer.
Puis il prit une porte et adressa à la compagnie un simple geste d’invitation à le suivre. Nos jeunes garnements se retrouvèrent donc livrés à eux-mêmes lors de leur premier moment de franche liberté depuis des semaines. Ils cherchèrent donc parmi les divers objets présents de quoi rendre plus vivant leur bataille, espérant bien reprendre à l’endroit où il l’avait laissée leur dernière combat épique imaginaire. Duncane avisant une canne de marche la prit pour pouvoir jouer le rôle du mage du groupe, Kamishi dans sa robe d’acolyte semblait vouloir continuer à jouer le rôle de la clerc, les autres écuyers, nantis de leurs armes de services souhaitaient également jouer le rôle de chevalier. Et c’est ainsi que notre groupe sorti de la maison, pour ne pas abîmer le mobilier. Ils pensaient que personne ne les regarderait, mais deux, non trois personnes les observaient. Le vieillard, à la bouche duquel un étrange sourire apparut, et deux personnes étrange avec leur longues oreilles qui s’échangèrent un regard et d’étranges paroles.
Désignant une zone proche de la maison, Duncane dit :
- Ne nous éloignons pas trop, les alentours de cette maison sont bien étranges.
Et ses neuf compagnons d’approuver à force de hochement de tête. Ayant atteint une clairière proche qui leur semblait propice à la bataille, ils commencèrent à retracer de mémoire les moments les plus impressionnants de la dernière bataille qui avait vu la fuite des troupes adverses. Certains passages étaient compléments inédits pour Duncane qui n’y avait pas pris part, et découvrait ainsi certains éléments qu’il n’avait que vus de loin. Kamishi en ayant quand à elle beaucoup appris en parlant avec les soldats blessés. Tous jouaient toutefois leurs rôles à la perfection, notre faux mage prononçant ses incantations avec force et conviction même s’il ne s’était jamais imaginé magicien lors de ses rêves enflammés d’enfant. C’est alors que surgirent les deux éclaireurs elfes qui les avaient observés précédemment. Duncane se sachant le moins doué pour les armes se mit à courir en lançant :
- Je vais prévenir tout le monde.
Sa mission était vitale, à neuf contre deux, et en faisant attention, ils avaient de bonnes chances de survie s’il ne traînait pas en route. Aussi serrant son bâton de toutes ses forces il pensait fortement, si je pouvais déjà être à la maison. L’événement qui devait alors changer sa vie se produisit alors, il fut instantanément transporté dans la maison, à l’étage, dans la salle où se tenait le conseil. Dire que son arrivée provoqua quelques troubles serait un euphémisme, son père adoptif commença à lui expliquer que s’introduire discrètement dans cette pièce n’était pas ce qu’il attendait lui lorsqu’il l’avait admis dans la famille. Remettant à plus tard ce qui s’était produit, il se mit à crier pour expliquer qu’en explorant les environs ils étaient tombés sur deux éclaireurs adverses. Ce fut alors le branle bas de combat, ils descendirent tous en courant, attrapèrent leurs armes, coururent dans la direction que leur avait indiquée Duncane, pour découvrir que la situation là bas était parfaitement sous contrôle. Kamishi, alors en retrait comme le voulait son rôle avait réussi à contourner les deux étrangers, et d’un coup de masse bien ajusté, avait assommé l’un des deux assaillants. Le deuxième surpris se fit submerger par le nombre, et fut prestement ligoté, de même que son comparse.
Pendant ce temps, dans la maison de l’ermite, celui-ci fixait Duncane avec attention, tout en murmurant :
- Il me semblait pourtant ne pas avoir laissé d’objets magiques en bas, enfin bon, j’ai pu me tromper, c’est ce qui a du se produire.
Puis, après un instant de silence, il reprit :
- Il faudra que je parle avec ton père adoptif jeune homme, nous ne pouvons pas nous permettre de gâcher un talent comme le tiens, en te laissant apprendre le métier des armes. Non que cela soit un mauvais métier, mais ce n’est manifestement ce pour quoi tu présentes le plus de qualité.
Ne sachant que répondre, Duncane se contenta de hocher la tête, coupé par le vieillard qui enchaînait :
- Je vais envoyer un message à mes amis pour qu’ils t’accueillent et te forment bien que tu commences plus tard que la moyenne, ton origine expliquant sans doute qu’ils ne t’aient pas fait passer le test.
Puis reprenant le bâton, il murmura quelque chose et disparu, laissant un jeune homme abasourdi dans la salle. Au bout de quelques instants, celui-ci songea à descendre et courut pour rejoindre ses compagnons et découvrit la scène telle qu’elle a déjà été racontée. Thelvaen prit son fils adoptif à part, et lui dit :
- Bien ton comportement n’est pas aussi empreint de courage que je l’aurais voulu, tu as toutefois bien agit en courrant pour nous prévenir. Vous ne pouviez pas tous fuir en même temps, sinon il eut été facile pour eux de vous tuer dans le dos. N’étant pas doué pour les armes, tu ne pouvais pas faire grand-chose d’autre. J’ai songé pendant le trajet à remédier à cet état de fait, mais l’ermite m’a dit qu’il avait d’autres projets pour toi. Tu dois rejoindre l’académie de magie de Lethantys. Je n’entrerais pas dans les détails, mais lorsque nous aurons rejoins Camelot où nous nous rendons, tu partiras seul pour l’association d’érudits qui se trouve non loin.
Retour à la liste des BackGrounds
